Les curieux «missionnaires» de la paix froide en terre de Résistance (2 ème partie)

Le limoges de la fin des années 1940 et 1950 est sembable à n’importe quelle ville d’Europe de l’Ouest. Depuis 1945, Limoges a accueilli de nombreuses formations d’Europe de l’Est. En 1951, Limoges a eu l’honneur d’acceuillir, « for the first time », les prestigieux Harlem Globe Trotters, ambassadeurs de la paix américaine.

In the mood : Harlem Renaissance

New York Rens
Les légendaires New-York Rens (Source : basketusa.com).

Harlem, un beau nom d’un foyer culturel New-Yorkais, lieu du swing des Jazzmans à la couleur noire chocolat. Une identité marquée par ses musiciens de renoms comme Duke Ellington, Chick Webb, Jimmy Lucenford pour ne citer qu’eux, têtes d’affiches en Europe, beaucoup moins considérés à contrario aux États-Unis où règne encore une ségrégation raciale hérité des temps de l’esclavage. Durant l’entre deux-guerres, Harlem connaît une « Renaissance » et devient aux yeux de tous la capitale mondiale de la culture noire. Cette « Renaissance » littéraire, théâtrale, musicale, voir vestimentaire, a aussi sa facette sportive. En 1927, un malin entrepreneur américain de l’Illinois, Abe Saperstein, profitant de l’embellie autour d’Harlem, a l’idée de mettre en place une équipe dénommée « Harlem Globe Trotters », en rachetant le « Savoy Ballroom de Chicago » basé… à Chicago.

À Harlem, la véritable formation afro-américaine représentant la mouvance du « Harlem Renaissance » s’appellent non pas « Harlem Globe Trotters » mais bel et bien les « New-York Rens ». Équipe mythique de l’entre deux-guerres. Les New-York Rens, exclusivement composés de joueurs de couleur noir, vont défier toutes concurrences. Lors de la saison 1932-1933, le basket-ball offre aux noirs la meilleure opposition à leurs frères blancs, en remportant, tenez-vous bien : 120 victoires contre 8 défaites dont 6 contre les « Boston Celtics ». À cette époque, les joueurs du Rens souffraient d’un manque de reconnaissance et de la politique des blancs à l’encontre des noirs. Seuls les « Celtics » manifestèrent une véritable sympathie pour ces forçats du ballon orange notamment lorsque l’American Basketball League décida sciemment la participation des Rens au sein de la meilleure ligue du Monde, c’est alors que les « Celtics » décidèrent à leur tour de quitter temporairement la ligue. Alors, si les blancs américains firent peu de cadeaux à la négritude, en cloisonnant les espaces réservés à ceux de couleurs, les noirs américains apportèrent une vision innovatrice des États-Unis et au Basket-Ball, loin des considérations réactionnaires de l’époque.

harlem 1926
Les Harlem Globetrotters, la première équipe, ici en 1927 (Source : Nydailynews.com).

C’est dans cet esprit que les Harlem Globetrotters partent à la conquête des États-Unis, puis du Monde. Dès 1927, les redoutables artistes Walter « Toots » Wright, Byron « Fat » Long, Willis « Kid » Oliver, Andy Washington et Al « Runt » Pullins, font sensations. Premier match, à Hickey (Illinois), devant 300 spectateurs enthousiastes, puis très rapidement devant des foules considérables partout à travers le pays à la bannière étoilée. En 1948, afin de prouver leur supériorité les Minneapolis Lakers invite les Globetrotters pour un match exhibition à Chicago. Les Harlem battent 61 à 59, les Minneapolis Lakers du pivot George Mikan, idole des débuts de la NBA, devant plus de 17 000 personnes au Chicago Stadium. Nous sommes alors à l’apogée des « Harlem Globetrotters ». À la fin des années 1940, les Harlem peuvent être considérés comme la meilleure équipe du Monde.

En mission autour du « Globe » pour la paix et le basket-ball

harlem limoges 3.png
Une photo des Harlem lors de leur tournée en Europe en 1951 (Source : page facebook, Musée virtuel du Basket – Fonds Albert Chaminade).

En 1950, les Harlem prennent un tournant historique. Dramatique dans un premier temps puisque les meilleurs joueurs des Harlem signent les uns après les autres dans les formations de NBA, notamment le tout premier noir de la ligue, Chuck Cooper, issu des rangs des Harlem. Avec la guerre froide, les américains ont peurs du basculement de l’Europe dans le camp de l’Est. Dès lors, le plan Marshall rentre en œuvre et offre aux européens la bienséance américaine à tout point de vue. Le grand manitou des Harlem, Abe Saperstein flaira le bon coup. Ainsi, en l’année 1950 est organisée la première tournée transcontinentale des Harlem Globetrotters. Une tournée qui se conclura sur un véritable succès. Il faut dire que les Harlem jouent un basket-ball des plus déconcertant en offrant un spectacle complet où tout passe, smatch, passe à gogo, tir improbable de loin, de près. Une école du spectacle, une école de technicité, moquait par les commentateurs de l’époque n’hésitant pas à qualifier de « cirque ». Pourtant Le Monde en redemande !

popu, 23 juin, 51 4
Extrait du Populaire du 23 juin 1951 (Source : Populaire du Centre, 23 juin 1951 – BFM Limoges).

En 1951, deuxième tournée, avec plusieurs escapades en Europe, à Paris, à Rome… et à Limoges ! Déjà depuis mai, le comité local dirigé par Albert Chaminade annonçait la venue d’une équipe au fort potentiel qui allait ravir le public limougeaud mais on ne s’attendait pas à recevoir les « Harlem Globe Trotters » si promptement en Limousin. Les américains ont de quoi assurer le « show » avec Marquès Haynes, stupéfiant par sa faculté à jongler, lit-on dans le Populaire du Centre du 23 juin 1951, sans oublier l’autre attraction « Goose » Tatum tout aussi ahurissant, capable de « feintes soudaines, inattendues, son adresse au panier laissent pantois ses adversaires et parfois ses partenaires. ». Lesquels sont opposés à leur habituel adversaire, les « Whirlwinds », valeureux basketteurs, composés d’une fratrie, les 6 frères Clark, dont la mission est d’essayer de perdre avec les honneurs.

popu, 22 juin, 51 3
Extrait du Populaire du Centre (Source : Populaire du Centre, 22 juin 1951 – BFM Limoges).

En appetizer, le comité d’organisation a invité l’équipe Universitaire américaine de South Sewanee (Hawaï), beaucoup moins prétentieuse mais qui compte de bons éléments qui feront face à une formation limougeaude regroupant des éléments de l’ASPTT, du CLBRA et de La Martiale. Et comme c’est la venue des « Harlem », des animations viennent compléter le bouquet avec la présence « de jeunes filles d’Honolulu qui, depuis leur plus tendre enfance ont été bercées par le rythme des hukulelees […] accompagnées par le chanteur Rémy Brooks. » et sans compter un match de ping-pong entre le champion du monde professionnel, Marty Reismar et l’ex-champion du monde, Douglas Cartland.

harlem limoges 1
Une phase du match à Limoges (Source : page facebook, Musée virtuel du Basket – Fonds Albert Chaminade).

Ce festival de Basket-Ball a lieu au Stade Municipal de Limoges, à l’actuel emplacement du Palais des Sports de Beaublanc. Le 24 juin 1951, Limoges rencontrait depuis fort longtemps, le basket américain. La journée débutait sur la rencontre Limoges-South Sewanee qui s’achevait sur un score honorable en la défaveur des français, 38 à 49, dans laquelle, Pasquet et Peynichou furent les principaux réalisateurs limougeauds. Venait ensuite, la rencontre tant attendue. Les Harlem proposaient au public un véritable « numéro ». Bill Brown en tête, s’amusa de l’arbitre, lui faisant des petites farces bien senties toutefois comme le rapporte, le journaliste du Populaire du Centre, Courbebaisse, « le sport ne perdit jamais ses droits ».

harlem limoges 2
Le show des Harlem à Limoges (Source : page facebook, Musée virtuel du Basket – Fonds Albert Chaminade).

En revanche, le journaliste fait peu de cas du match dans son ensemble même si Haynes s’est fait remarqué en exécutant sa spéciale, le dribble au sol. Nous étions en 1950, les Harlem en Limousin étaient vu comme des basketteurs mais également et surtout comme des amuseurs, caractéristique de leur « race », c’est ainsi que le journaliste du quotidien régional dressa son constat un tantinet raciste : « clowns, ils le sont, avec toute la spontanéité de leur race, dont le rire, le rire joyeux et sain, semble être propre. ». Une analyse que n’aurait pas renier l’ancien pouvoir, celui du Régime de Vichy. Mais gardons l’essentiel, « Quoi qu’il en soit, clowns jongleurs ou joueurs, ils nous ont offert un ballet fantastique et ne sauraient être mieux qualifiés par Max Favalelli, qui les présente comme «  les danseurs de la balle ». » rapporte justement le chroniqueur du Popu’ puisque les Harlem Globe Trotters, ça se regarde et ça s’apprécie. Alors venez assister ce soir, à 20h, au Palais des Sports de Beaublanc, à ce spectacle unique.

popu, 25 juin 1951, 5
Extrait Populaire du Centre du 25 juin 1951 (Source : Populaire du Centre, 25 juin 1951 – BFM Limoges).

Les « Instantanés » du mois

Nouveau « post », Les « Instantanés » du mois, sont là pour rafraîchir la mémoire et pour le plaisir des yeux. Bon visionnage !

À la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges

Au cours d’une de mes visites à la BFM de Limoges, je suis tombé sur l’exposition consacrée aux « Solidarités en Limousin Deux Siècles d’économie sociale et solidaire ». Organisée en partenariat avec l’association PR2L (pôle international de ressources de Limoges et du Limousin pour l’Histoire du Monde du Travail et de l’Économie Sociale), l’exposition montre l’Histoire des économies sociales et solidaires, très fortement implantées en Limousin, grâce aux travaux pionniers des coopératives et des mutuelles ouvrières limougeaudes. Dans ce retour vers le passé, nous y retrouvons notamment les photos des clubs coopérateurs dont le plus connu d’entre eux, le club des « Jeunesses Coopératives », fondé, en 1920, par l’emblématique coopérative limougeaude, L’Union de Limoges, ancêtre des COOP Atlantique créé en 1881, avec un objectif directeur pour la jeunesse, à savoir « échapper à la rue ». Le Cercle des Jeunesses Coopératives proposait à cette époque des activités autours de la photographie, du chant et enfin du sport. Seule la section « gym » survécut au temps et fut rejoint très vite par une section de Basket-Ball. Cette dernière s’entraînait en Bords de Vienne, élément indissociable de la vie ponticaude.

DSC04647
Les Jeunesses Coopératives vers la fin des années 1920. On reconnaît ici, au premier plan, l’équipe de Basket-Ball des Jeunesses Coop’. (Source : BFM Limoges – Fonds de L’Union de Limoges).

Bien entendu, l’exposition s’élargit aux patronages dont la fonction fut, toute proportion gardée, un lieu d’expression de la solidarité. Ci-dessous, les photos du Cercle Saint-Pierre dans les années 1950-1960.

DSC04609
L’équipe du Cercle Saint-Pierre de Limoges, probablement des cadets, dans les années 1950. On reconnaît ici le n°3, Jean-Claude Biojout, futur co-dirigeants du CSP Limoges durant les décennies 1960 à 1990. (Source : BFM Limoges – Fonds Pierre Biojout).
DSC04615
L’équipe sénior du CSP Limoges, devant la Salle MU, avec monsieur le curé, dans les années 1950-1960. (Source : BFM Limoges – Fonds Pierre Biojout).
DSC04618
L’équipe « jeune », probablement minimes, du CSP Limoges dans les années 1950-1960. (Source : BFM Limoges – Fonds Pierre Biojout).

Albert Chaminade, un sportif et dirigeant du XX ème

Vous avez vu lors de la « Chronique » sur le patronage de La Martiale des photos issues du Fonds Albert Chaminade aux Archives Municipales. Ce fonds offre au visiteur, un large panel photographique. De La Martiale au CLBRA (Cercle Laïque Basket de la Route d’Aixe), en passant par la carrière politique et de dirigeant FFBB, les illustrations sont nombreuses :

DSC04601
Une belle archive ! Première rencontre payante officielle opposant « La Motte Place Club », maillot foncé, à « Carmes Place Club ». Le match était organisé pour les joueurs des Cadets de Saint-Michel. La recette du match s’éleva à 135 F de l’époque. (Source : Archives Municipales de Limoges – Fonds Albert Chaminade).
DSC04518
Albert Chaminade, en bas à gauche, avec l’équipe 1 de la SAUL (section de Basket créé en 1930), à Beaublanc, à l’emplacement aujourd’hui de la crèche municipale. Le Section Athlétique Universitaire de Limoges monta dès 1931 en Division Excellence de la Ligue du Limousin, y tenant une place de choix durant les années 1930 (Source : Archives Municipales Limoges – Fonds Albert Chaminade).
DSC04369
En 1933, Albert Chaminade fonde avec des anciens « basketteurs », le Cercle Laïque de l’Ancienne Route d’Aixe. Ici, probablement lors de la saison 1933-1934, au terrain de l’Ancienne Route d’Aixe (François Perrin). (Source : Archives Municipales de Limoges – Fonds Albert Chaminade).
DSC04367
Décembre 1935, le CLBRA s’élargit. Albert Chaminade (à droite) avec son équipe minimes et celle du Stade Olympique de Limoges. (Source : Archives Municipales de Limoges – Fonds Albert Chaminade).
DSC04506
Albert Chaminade fut aussi un grand dirigeant du Basket-Ball Limousin et Français des années 1940 aux années 1970. Au premier plan, de gauche à droite, Henri Boisseau, président du Comité Régional de l’UFOLEP; Robert Busnel, Président de la FFBB; Albert Chaminade et Fernand Roure. Au deuxième plan, Joe Jaunay, Directeur national; Guy Gandois (caché) et Gilbert Lafarge, Président du Comité Régional du Limousin. (Source : Archives Municipales de Limoges – Fonds Albert Chaminade).
DSC04512
Un document, basket et porcelaine, un mariage limougeaud. (Source : Archives Municipales de Limoges – Fonds Albert Chaminade).

Un fonds précieux, dont il faudra remettre en avant à l’occasion de la rédaction d’un article sur Albert Chaminade.

Vu sur le Web, une petite découverte

Lors de l’une de mes investigations sur le Web, j’ai découvert ces clichés, datant de 1956, sur le site d’un ancien de la JSA Bordeaux (à visiter : http://barbierclaude.e-monsite.com/). Le 13 mai 1956, la JSA Bordeaux jouait alors la Finale de la Coupe FSCF (descendante de la Coupe des Patronages de la FGSPF), à Limoges, au Stade Municipal de Beaublanc, contre la formation francilienne, Chantilly. Les Bordelais remportèrent la Coupe sur le score de 52 à 37. Ci-dessous les clichés de la rencontre :

jsa 1956 1jsa 1956 2jsa 1956

jsa 1956 3
De belles têtes de champions ces bordelais de la JSA. (Source : barbierclaude.e-monsite.com).

Les Trésors photographiques des Archives Municipales de Limoges

Je ne pouvais pas attendre un seul instant sans partager ces trésors d’archives avec vous amis lecteurs. Au cours d’une recherche aux Archives Municipales de Limoges, je suis tombé, par hasard, sur le fond des photos communales de Limoges (6FI). Le fond photographique communale de Limoges regroupe un nombre considérable de photos urbanistiques et événementielles. Parmi elles, un nombre important de photos du site de Beaublanc (Palais des Sports, Parc des Sports, Stade de Football, Piscine, Piste d’Athlétisme, Tennis, Basket-Ball etc…). Vous retrouverez ci-dessous une petite partie des clichés disponibles aux Archives Municipales de Limoges. Enfin, je voudrais saluer le travail et le dévouement sans faille du service des Archives Municipales de Limoges auprès des citoyens et des chercheurs, sans lequel rien ne serait possible.

Le maraîcher de Beaublanc en 1955 (Source : Archives Municipales - photo Dartout)
Le maraîcher de Beaublanc en 1955 (Source : Archives Municipales – photo Dartout)
Sous un autre angle le maraîcher de Beaublanc en 1955 (Source : Archives Municipales - photo Dartout)
Sous un autre angle le maraîcher de Beaublanc en 1955 (Source : Archives Municipales – photo Dartout)
Le Terrain de Basket-Ball de Beaublanc dans les années 1950. A droite, la maison de Mme Ligondes, propriétaire des terrains (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Le Terrain de Basket-Ball de Beaublanc dans les années 1950. A droite, la maison de Mme Ligondes, propriétaire des terrains (Source : Archives Municipales – photo Cassan)
Les spectateurs nombreux devant les guichets de Beaublanc en 1952 (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Les spectateurs nombreux devant les guichets de Beaublanc en 1952 (Source : Archives Municipales – photo Cassan)
Vue aérienne du terrain de Basket-Ball, 11 août 1965 (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Vue aérienne du terrain de Basket-Ball, 11 août 1965 (Source : Archives Municipales – photo VDL)
 Sous un autre angle, Vue aérienne du terrain de Basket-Ball, 11 août 1965 (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Sous un autre angle, vue aérienne du terrain de Basket-Ball, 11 août 1965 (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Les travaux à l'entrée de Beaublanc sont terminés, 1967-1968 (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Les travaux à l’entrée de Beaublanc sont terminés, 1967-1968 (Source : Archives Municipales – photo VDL)
L'entrée du Parc des Sports de Beaublanc en 1972 (Source : Archives Municipales - photo UDL)
L’entrée du Parc des Sports de Beaublanc en 1972 (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Non loin de Beaublanc, des taudis, rue Coubertin en 1974, rappelant l'insalubrité de certaines habitations de la ville limougeaude (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Non loin de Beaublanc, des taudis, rue Coubertin en 1974, rappelant l’insalubrité de certaines habitations limougeaudes (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Mai 1980, le Palais des Sports émerge peu à peu de la terre (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Mai 1980, le Palais des Sports émerge peu à peu de la terre (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Mai 1980, le chantier du Palais des Sports de Beaublanc (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Mai 1980, le chantier du Palais des Sports de Beaublanc (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Septembre 1980, les tribunes montent d'un cran (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Septembre 1980, les tribunes montent d’un cran (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Décembre 1980, la tribune d'honneur est déjà prête (Archives Municipales - photo UDL)
Décembre 1980, la tribune d’honneur est déjà prête (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Janvier 1981, une tribune en construction (Archives Municipales - photo UDL)
Janvier 1981, une tribune en construction (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Décembre 1980, la tribune d'honneur est déjà prête (Archives Municipales - photo UDL)
Décembre 1980, la tribune d’honneur est déjà prête (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Mars 1981, il manque la charpente du Palais des Sports (Archives Municipales - photo UDL)
Mars 1981, il manque la charpente du Palais des Sports (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Mars 1981, la charpente magistrale des Vosges est arrivée à Limoges (Archives Municipales - photo UDL)
Mars 1981, la charpente magistrale des Vosges est arrivée à Limoges (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Novembre 1981, le Palais des Sports est terminé (Archives Municipales - photo UDL)
Novembre 1981, le Palais des Sports est terminé (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Juin 1981, visite du chantier du Palais des Sports par le conseil municipal de Limoges (Archives Municipales - photo UDL)
Juin 1981, visite du chantier du Palais des Sports par le conseil municipal de Limoges (Source : Archives Municipales – photo VDL)
28 novembre 1981, match inaugural de Beaublanc. De gauche à droite, Richard Billet, Ed Murphy, Richard Dacoury, Xavier Popelier (Président du CSP Limoges) et Charles Hernu (Ministre de la Défense - Maire de Villeurbanne) (Source : Archives Municipales - photo UDL)
28 novembre 1981, match inaugural de Beaublanc. De gauche à droite, Richard Billet, Ed Murphy, Richard Dacoury, Xavier Popelier (Président du CSP Limoges) et Charles Hernu (Ministre de la Défense – Maire de Villeurbanne) (Source : Archives Municipales – photo VDL)
28 novembre 1981, Apollo Faye serre la main du Maire de Villeurbanne, Charles Hernu, sous le regard de Xavier Popelier. Entre les deux hommes, on aperçoit Marcel Rigout (ministre communiste), le Préfet, Jacques Gérard et enfin à droite, le Maire de Limoges, Louis Longequeue (Source : Archives Municipales - photo UDL)
28 novembre 1981, Apollo Faye serre la main du Maire de Villeurbanne, Charles Hernu, sous le regard de Xavier Popelier. Entre les deux hommes, on aperçoit Marcel Rigout (ministre communiste), le Préfet, Jacques Gérard et enfin à droite, le Maire de Limoges, Louis Longequeue (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Eurobasket 1983, les français échouent à Beaublanc (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Eurobasket 1983, les français échouent à Beaublanc (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Eurobasket 1983, présentation des délégations à Beaublanc (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Eurobasket 1983, présentation des délégations à Beaublanc (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Décembre 1982, la Banco di Roma se présente à Beaublanc, en Coupe Korac (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Décembre 1983, la Banco di Roma se présente à Beaublanc, en Coupe des Clubs Champions (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Décembre 1983, le public, fidèle au CSP Limoges (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Décembre 1983, le public, fidèle au CSP Limoges (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Les gradins sont envahis par les limougeauds pour cette rencontre de Coupe d'Europe (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Les gradins sont envahis par les limougeauds pour cette rencontre de Coupe d’Europe (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Apollo Faye, une détente exceptionnelle, mais il ne peut empêcher une défaite contre Banco di Roma (74-76) (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Apollo Faye, une détente exceptionnelle, mais il ne peut empêcher une défaite contre le Banco di Roma de Clarence Kea (74-76) (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Mai 1990, le CSP Limoges joue un match amical contre l'Université d'Arizona (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Mai 1990, le CSP Limoges joue un match amical contre l’Université d’Arizona (Source : Archives Municipales – photo VDL)
Mai 1990, duel sous le cercle entre les joueurs d'Arizona et ceux du CSP Limoges (Source : Archives Municipales - photo UDL)
Mai 1990, duel sous le cercle entre les joueurs d’Arizona et ceux du CSP Limoges (Source : Archives Municipales – photo VDL)

La petite histoire de Beaublanc

Des champs au Parc : les premières pierres de la fondation

À son origine le site de Beaublanc était un domaine de 35 hectares situé entre la route de Bellac et de l’Aurence. Il comprenait des surfaces cultivées, une maison bourgeoise, une chapelle et des dépendances. Au 19 ème siècle, une manufacture de cierges et de bougies s’y installa, devenant sous l’époque napoléonienne, une sucrerie. Propriété de la famille Ardant du Mas-Jambost, le site sera acheté par la Municipalité socialiste de Limoges, en 1920. Cet achat n’est possible uniquement grâce à une somme importante d’argent, en provenance du « comité de gestion du ravitaillement de la population civile », créé à l’occasion de la grande guerre. L’achat s’élève alors à 739.088 francs et trois centimes. La Municipalité y envisage la création d’une cité-jardin bon marché et ainsi qu’un grand parc. Le directeur du service architecture de la Ville, M. Brière, estimait qu’il manquait « un vaste espace où notre laborieuse population pourrait venir en bloc, y venir sans crainte d’être comprimée dans ses évolutions, prendre part à des réjouissances publiques ou, le dimanche jour de repos hebdomadaire, venir goûter au repos matériel et moral, compensateur de ses dures journées de travail ». Les paysagistes Nivet et Faure-Laurent soumettent au conseil municipal, un plan ambitieux comprenant un jardin d’agrément urbain, un espace de jeu, un casino, un stade, des cascades, ruisselets. Durant les années 1920 et 1930, le site de Beaublanc se transforme en un véritable parc. On y trouve notamment des installations sportives (terrains de Basket-Ball, Volley-Ball et Handball) et un Stade principal (pour la pratique du Football et du Rugby), le Stade Jean-Jaurès, construit en l’année 1924 (à vérifier pour l’année). Beaublanc devient en l’espace d’une décennie le lieu de nombreuses rencontres sportives et festivités marquantes.

Une équipe de football de Limoges, vainqueur d'une compétition en 1920, au Stade Jean-Jaurès (source : archive Blondeau)
Une équipe de football limougeaude commémore sa victoire, dans les années 1920, au Stade Jean-Jaurès ou au Stade Montjovis (source : archive Blondeau).

En dehors de cette réalisation municipale, les infrastructures sportives sont souvent l’œuvre, des patronages, des associations sportives ou encore des industriels. Par exemple, les terrains de sports de Beaublanc, sont la propriété du porcelainier américain, Ahrenfeldt. Le Sporting Olympique de Limoges en est le locataire. Durant l’entre deux guerres, malgré l’arrivée au pouvoir du Front Populaire en 1936 et du ministre des sports, Léo Lagrange (SFIO), rares sont les soutiens municipaux vis à vis des clubs sportifs.

La seconde guerre mondiale marque un arrêt soudain à l’ascension du sport… les autorités locales du Régime de Vichy, en la personne du Maire, André Faure, favoriseront surtout les regroupements des formations sportives et ne se préoccuperont pas des installations sportives. Le Rugby à Quinze, est l’un des seules sports semblant tirer profit de la situation, et surtout depuis l’interdiction du Rugby à Treize… considéré comme impur par l’État fantoche. En général, jusqu’à la libération, la disette touche le sport en Limousin.

Le temps de l’optimisme et du désenchantement

En août 1945, par délibération, la Municipalité communiste de Limoges, dirigée par le Maire PCF, Georges Guingouin, fraîchement élu, souhaite donner un nouvel élan à la ville de Limoges, à travers la construction d’infrastructures collectives. Dans un soucis d’équiper la ville en équipements sportifs « particulièrement défectueux », malgré « des circonstances économiques et notamment l’approvisionnement en matériaux de construction et la situation financière de la Ville […] ne permettant pas […] de poursuivre des aménagements multiples », le site de Beaublanc est alors choisi prioritairement. Ainsi, M. Pécaud est nommé, lors de la délibération du 7 août 1945, par la ville en tant que architecte principal. Il décide, conjointement avec la Municipalité, d’y aménager un Stade de Tennis et de Basket-Ball avec des tribunes, ainsi qu’un grand stade de football-rugby, dans la partie sud-est du Parc de Beaublanc. Commencés en mai 1946 pour le stade de Basket-Ball et de Tennis, les travaux sont terminés à la fin de l’année 1947. Le Stade de Basket-Ball et de Tennis a alors une capacité de 2600 places. Ces réalisations ne sont pas sans contestations de la part de l’opposition. Elle crie au scandale, prétextant des dépenses onéreuses et s’appuyant sur la fronde des commerçants limougeauds, omettant, l’aide financière non négligeable issue des fonds du Conseil National de la Résistance. Dans un contexte de guerre froide, lors des élections municipales de 1947, la coalition hétéroclite, composée de « réactionnaires [et des] sociaux-traîtres », dixit les rapports internes du PCF, remporte d’une courte tête face aux communistes. Un bon nombre des projets communistes seront alors abandonnés. Toutefois, le retour aux affaires de Léon Betoulle (SFIO) ne casse pas la dynamique entreprise par l’équipe municipale de Guinguoin. En ce sens, en 1951, l’ancien Stade Jean-Jaurès est remplacé par un stade de Football-Rugby, moderne pouvant accueillir plus de 12 000 spectateurs.

photo
Septembre 1947, le Parc Municipal et Scolaire ou plus couramment Parc des Sports de Beaublanc est pratiquement terminé (source : Bulletin Municipal, N°3, septembre 1947).

Toutefois, à ce moment, notre sport est orphelin d’une grande « salle couverte » municipale. Malgré les charges répétitives d’Albert Chaminade, secrétaire départementale de la FFBB, elle ne suffiront pas à convaincre la municipalité SFIO de construire cet outil dont le Basket-Ball local a tellement besoin… La ville de Limoges se contente alors de l’ancienne usine à chaussures, acquise en 1946, faisant alors office de salle de sports, située, Rue des Sœurs de la Rivière. Chez les patronages, seul, La Martiale, a la chance de disposer d’une salle, la salle Guynemer. Se faisant, le besoin d’une salle couverte n’était plus d’actualité, même si le projet d’une «  grande salle couverte » reste bien au chaud dans les cartons de la mairie.

Le projet d’un Palais des Sports refait à nouveau surface en 1955. À l’initiative d’Albert Chaminade, une proposition visant à recouvrir le Stade de Basket-Ball de Beaublanc, avec 4000 places, est proposée… les projets de salubrité publique étant prioritaires… la demande est rejetée aux calendes grecques. Nouveau rebondissement, lors de la séance du 4 mai 1956, le conseil municipal vote « presque à l’unanimité » une somme de 42 millions de crédits pour l’édification d’un Palais des Sports. En juillet 1957, le Palais des Sports se précise. Un site est choisit… il s’agit du Jardin d’Orsay ! Les derniers restes de l’amphithéâtre romain devront disparaître au profit d’une arène moderne pouvant accueillir 3500 à 4000 spectateurs. Une insulte à l’histoire de la Cité, un bon en avant pour le sport limougeaud et le Basket. L’édification du Palais des Sports ne se fera pas comme en témoigne la correspondance entre le nouveau Maire, Louis Longequeue et le Président de Ligue du Limousin de Basket-Ball et Vice-Président de la FFBB, Albert Chaminade. Le Maire s’explique dans une lettre adressée au meilleur ambassadeur du Basket Limousin, datant du 29 août 1957 : « le financement [du Palais des Sports] s’en révèle difficile du fait que tous les établissements de crédits contactés jusqu’à maintenant, nous ont fait connaître que des instructions récentes leur interdisent de consentir des prêts pour des projets d’édification de bâtiments à usage de sports. D’autre part et toujours pour des raisons d’insuffisance de crédit, le projet de construction scolaires de Montjovis a été scindé en deux parties par le Ministère de l’Éducation Nationale […] étant donné l’urgence de nos besoins scolaires, l’édification de nouvelles classes sera faite en priorité. ». Ainsi, la priorité est donnée avant tout à l’éducation mais également, à l’éradication des quartiers insalubres, comparables à ceux de Marseille. Les équipes sportives peinent à trouver leur place, notamment pour celles qui ambitionnent le haut-niveau. La politique sportive de la ville reste bloquée… certainement par manque d’ambitions et de visions sur le long terme. Au milieu des années 1960, c’est également le sentiment de jeunes limougeauds à travers une lettre alarmante, adressée, au Maire de Limoges, Louis Longequeue pour lui alerter de la situation du sport local et s’expriment ainsi : « C’est pourquoi nous pensons que les municipalités devraient prendre la défense de leurs équipes auprès de l’état, demander des réformes car après tout, le sport est un domaine qui mérite autant d’égards que tout autre. Malheureusement, on a parfois tendance à le placer au second plan. C’est pourquoi aussi, nous pensons qu’il serait inutile, et même nuisible de condamner le football à Limoges. ». Un cri d’alarme qui souligne les nombreuses équipes de haut-niveau présentes dans la capitale limousine.

photo années 1950-1960
Le Parc des Sports de Beaublanc au milieu des années 1960 (source : archive Blondeau).

À cette époque, les footballeurs du Limoges Foot caracolent en tête de la deuxième division, jouant même quelques saisons en première division à la fin des années 1950. Le Basket-Ball s’est trouvé quant à lui, un ambassadeur de poids, l’ASPTT Limoges, évoluant en Nationale 2, puis en Nationale 1 (de 1965 à 1967). Le rugby quant à lui est sur la phase descendante dans les années 1960, tout en restant populaire dans la cité ouvrière. Jusqu’au début des années 1970, la politique sportive de Limoges restera figée dans une conception du sport, bien propre à la philosophie du mouvement sportif socialiste d’avant-guerre.

Des premières véritables intentions à la construction du Palais des Sports de Beaublanc

En 1975, le club de Basket-Ball limougeaud, le CSP Limoges, accède au deuxième échelon national français de Basket-Ball. L’équipe du Cercle Saint-Pierre, acquiert une solide réputation dans la cité porcelainière. L’ambition des dirigeants est d’atteindre sous peu, l’étage supérieur, la Nationale 1. L’Écho du Centre, du 3 mars 1975, met en évidence le fait que « la capitale régionale du Limousin qui peut se targuer d’avoir un très beau stade, ne présente pas à côté, pour les clubs sportifs une salle digne d’intérêts ». Par ailleurs, le journaliste du quotidien communiste, Jean-Jacques Montaudon, évoque le cas du Limoges CSP qui évolue dans « une salle complètement dépassée, même si le sol a été refait », au cours de l’année 1975. La Salle Municipale des Sœurs de la Rivière n’attire qu’une poignée d’habitués et les familles des joueurs. Elle accuse selon les personnes interrogées par l’Écho du Centre, d’un manque criant de confort et de places de parking aux alentours.

En 1976, suite à la revendication, en séance, d’un conseiller municipal, la Ville de Limoges envisage l’inscription au VIIe plan, la construction d’« un palais des sports ». Deux après l’article de l’Écho du Centre, en 1977, le quotidien, Le Populaire du Centre, alerte pour sa part, après une rencontre de Nationale 2 opposant le CSP Limoges à la JA Vichy, l’étroitesse de la Salle Municipale des Sœurs de la Rivière. Selon le journaliste Pierre Jack, «les dirigeants [du CSP Limoges] entendent doter Limoges d’une équipe de nationale 1, mais pour ce faire il faudra des installations appropriés». Finalement, en 1978, le Conseil Municipal décide d’implanter au VIIe plan, un « Palais des Sports », à l’emplacement de l’ancien Stade de Basket-Ball, abandonné depuis le début des années 1960. Le 14 juin 1979, la Ville de Limoges fait un appel de candidatures pour la construction du « Palais des Sports et des Fêtes de Beaublanc ». Les travaux envisagés s’élèvent à 20 millions de francs. L’architecte M. Rauby est alors choisi. En octobre 1979, les premières maquettes sont dévoilées. Cette maquette montre une salle volumineuse sous sa voûte en bois composée de bois de chênes et de pins, pouvant accueillir plus de 8000 spectateurs et comportant par ailleurs des espaces de réceptions et des bureaux. Toutefois, suite à des contraintes budgétaires, les espaces de réceptions et les bureaux ne figureront plus dans les plans architecturaux. Le Palais des Sports sera réduit, à une capacité de 4000 places assises et 2000 places amovibles.

beaublanc plaquette
La maquette du futur Palais des Sports de Beaublanc (source : Populaire du Centre, 1979).

Les premiers travaux débutent en mars 1980. Le 1er septembre 1980, Le Populaire du Centre, montre la construction des gradins est «bien avancée» par l’entreprise Socea-Balency.

Populaire du Centre, 1er septembre 1980
Les travaux avancent rapidement comme le montre cet article du quotidien régional, Le Populaire du Centre (source : Le Populaire du Centre, 1er septembre 1980).

En février 1981, la charpente en bois du Palais des Sports de Beaublanc composés de « 7 éléments de 46 m de long, [et d’]un poids total de 120 tonnes » en provenance de Sancy-sur-Meurthe (Vosges), sont arrivés au Parc Municipal de Limoges.

Vivre à Limoges, avril 1981, n°6
Le Palais des Sports reçoit les premières pièces de sa voûte en bois des Vosges (source : Vivre à Limoges, avril 1981, N°6).

Après quelques mois de travaux, l’inauguration officielle a lieu le 28 novembre 1981, à l’occasion de la rencontre opposant Limoges à l’AS Villeurbanne, en la présence du Ministre de la Défense et Maire de Villeurbanne, Charles Hernu. Le Palais des Sports de Beaublanc demeura jusqu’à l’ouverture du Palais des Sports Omnisports de Paris-Bercy, en 1984, la plus grande salle de Basket-Ball de France. Trente-quatre ans plus tard, le Palais des Sports de Beaublanc est toujours là, son public toujours aussi bouillant et le débat d’une « grande salle » est relancé après l’élection du Maire UMP, Roger Lombertie. Le Palais des Sports de Beaublanc est jugé comme désuet et petit… Beaublanc restera t-il l’antre du Limoges CSP, à l’horizon 2020 ?

Vivre à Limoges, novembre 1981, n°8, 2
Le Palais des Sports de Beaublanc, depuis les années 1980 est un haut-lieu du Basket-Ball Français (source : Vivre à Limoges, novembre 1981, n°8).