Sous les palmiers : « C’est avec le pied, c’est avec la main, le Brésil est double-champion ! » (1963)

Lors du précédent épisode, nous avions vu la victoire des brésiliens au Mondial de 1959 se déroulant au Chili. Quatre ans plus tard, au gré des circonstances, le Brésil accueille de nouveau le Mondial de Basket-Ball. En effet, puisque en 1962, les Philippines s’étaient portés candidat pour l’organisation du Mondial or suite au forfait de l’Argentine en raison du manque de fonds nécessaire au voyage, puis du refus des autorités de Manille à délivrer des visas aux délégations des pays socialistes incluant la Yougoslavie et l’Union Soviétique, la FIBA décida d’annuler le Mondial et le reporter à l’année suivante. Ainsi, dans l’urgence, le Brésil est pour la deuxième fois, le pays hôte du Championnat du Monde de Basket-Ball.

Avant les hostilités, la détente

copacabana
Une vue de Copacabana dans les années 1960 (Source : veja.abril.com.br).

« Les êtres étrangers qui ont débarqué leur haute taille depuis quelques jours à Rio, promènent sur la plage de Copacabana leurs pantalons-fusseaux surmontés de blousons bariolés et font se retourner les populations ébahies, retrouverons dès après-demain leur tenue de… travail. Car pour ces basketteurs en rupture avec le pays d’attache – sauf pour les Brésiliens, bien sûr – les choses sérieuses commenceront dans deux jours avec ces fameuses poules éliminatoires qu’il faudra obligatoirement terminer à la première place, au pire à la deuxième, pour avoir le droit de participer à la finale. Il ne sera plus question de faire la visite traditionnelle du « pain de sucre » ou du Christ de Corcovado », dû au ciseau du sculpteur français Paul Landowski, comme tous y ont sacrifié aujourd’hui » narre le 10 mai 1963, l’envoyé spécial de l’AFP, en charge de l’actualité du Mondial. Rio de Janeiro, ses plages, ses filles, est un cadre de rêve pour toutes les délégations étrangères pouvant se délasser paisiblement à l’abri du cocotier. Toutefois la compétition débute, sans plus tarder, dans deux jours, plus exactement, au Maracanãzinho, le petit-frère du Maracanã, inauguré en 1954, dont la capacité est de 16 000 places.

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Le Maracanãzinho lors d’un match du Flamengo (Source : globoesporte.globo.com).

Le Brésil, tenant en titre, s’est préparé pour remporter à nouveau le Mondial. Les performances des soviétiques et des américains seront particulièrement surveillées par l’équipe technique brésilienne, la fête tant attendue pourrait être gâchée par ces derniers… la vigilance s’impose.

Auriverde sobretudo !

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Sucar va déposer une offrande dans le panier italien (Source : acervoglobo.oglobo.globo.com).

La sélection « Auriverde », exemptée du premier tour, est directement qualifiée pour le tour final. Lors de ce tour final, l’irrationnel se produisit. Le Brésil, dans une chaleur étouffante, à l’aide des milliers de supporteurs cariocas remportait coup sur coup les matches contre Porto Rico, l’Italie, la Yougoslavie, la France, l’Union Soviétique et surtout les États-Unis, offrant à la sélection brésilienne un doublé-mondial ! La foule chantaient alors : « C’est avec le pied, c’est avec les mains, le Brésil est double-champion ! ». Une ambiance digne de la capitale du carnaval qui aura marquer tous les acteurs du Mondial 1963. Comme je ne suis pas un contemporain des années 1960, ni un de ces acteurs, paroles aux césars de 1963 :

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